Projets soutenus par le Labex DRIIHM

  • Session
    2016
    Type
    Projet OHM
    OHM concerné(s)
    OHM Vallée du Rhône
    Disciplines
    Biogéochimie
    Mots clés
    Contaminants métalliques, casiers Girardon, sédiments, ripisylve, fluorescence X

    Evaluation de la capacité des arbres à enregistrer une contamination métallique. Approche exploratoire sur les casiers Girardon du Rhône.

    Depuis l’adoption de la DCE, la restauration des masses d’eau fortement modifiées est devenue un enjeu important. Malgré tout, les potentialités écologiques et les risques en matière de pollution liés à ces milieux particuliers sont encore peu connus. C’est le cas des casiers Girardon sur le fleuve Rhône. Il s’agit d’ouvrages composés de digues submersibles latérales et longitudinales construites au cours du 19ème siècle sur les marges du cours d’eau. Ces milieux sont singuliers en termes de perceptions, d’usages, de pratiques (notamment piscicoles et récréatives), de connexions avec le chenal, de stockage de polluants, de géohistoire et abritent des communautés vivantes originales. Des études en cours analysent le stockage des contaminants métalliques au sein de ces casiers Girardon et plus largement au sein de la plaine alluviale (axe 2 de l’OSR4). L’objectif du présent projet exploratoire est centré sur la végétation riveraine et plus précisément la chimie des arbres. Le but est d’établir un protocole permettant d’analyser des matrices organiques (arbres) à partir de la technologie à fluorescence X (XRF) en se référant à la bibliographie et à des analyses de contrôles. La question de fond est de savoir si les arbres riverains sont des enregistreurs potentiels de la contamination métallique de ces milieux.

    Porteur(s)
    Gabrielle Seignemartin
    Hervé Piégay
    Participant(s)
    Hasna Boubakri
    Olivier Faure

  • Session
    2016
    Type
    Projet OHM
    OHM concerné(s)
    OHM Vallée du Rhône
    Disciplines
    Archéologie, Biogéochimie, Écologie, Géohistoire, Géomorphologie, Hydrologie, Malacologie, Paléobotanique, Paléoclimatologie, Paléoenvironnement, Sédimentologie
    Mots clés
    Vallée du Rhône, réchauffement climatique, bras-mort, forçages, biodiversité, multi-proxy, traçage géochimique

    Enregistrement des forçages climatiques et sociétaux sur le fonctionnement et l’évolution de bras-morts, recherche d’un analogue au réchauffement actuel (Basses Terres, Platière, Tricastin)

    Ce projet OHM s’appuie sur le potentiel paléohydrologique et paléoécologique que représentent les paléoméandres conservés à la surface des plaines alluviales à partir d’une démarche géo-historique et d’analyses multi-proxies. Avec l’objectif de comparer les archives sédimentaires de trois fenêtres du corridor rhodanien (Basses Terres, Ile de la Platière, Tricastin), il se propose d’étudier à titre exploratoire (1) de nouvelles pistes de recherche sur un plan méthodologique dans le domaine de l’exploitation des archives sédimentaires et biologiques de bras-morts du Rhône, (2) dans le traçage de l’origine des alluvions (source to sink) et (3) dans la recherche d’analogues anciens, susceptibles d’alimenter la réflexion autour de scénarios prédictifs sur l’avenir des écosystèmes humides de plaine alluviale. Les études de colmatage de chenaux à visée rétrospective sont encore rares, alors que ce type d’archive conserve un riche potentiel paléoécologique et hydroclimatique souligné par des études récentes en Europe. Sa prise en compte dans le cadre d’une démarche pluridisciplinaire intégrée (multi-proxies), dans un cadre temporel maîtrisé (haute-résolution chronologique et analytique) associé à trois périodes présentant des caractéristiques climatiques proches (le réchauffement actuel depuis le XIXe s., l’An Mil et la période romaine chaude ou RWP), devrait alimenter notre réflexion sur les effets additionnels des forçages anthropogéniques récents (effet de serre, aménagements et pollutions du Rhône) sur ces écosystèmes humides. Seront considérés les risques de détérioration de ce socio-écosystème à l’échelle des temps historiques et les rétro-actions liés à l’exploitation des bassins-versants (crues, pollutions…).

    Porteur(s)
    Jean-Francois Berger
    Pierre-Gil Salvador
    Participant(s)
    Emilie Gauthier
    Pierre Marmonnier
    Emmanuel Castella
    Laurent Dezileau
    Aymeric Dabrin
    Blandine Lecomte-Schmitt

  • Session
    2016
    Type
    Projet OHM
    OHM concerné(s)
    OHM Vallée du Rhône
    Disciplines
    Écologie, Géomorphologie, Sociologie
    Mots clés
    Hydrosystèmes, Marges construites, Connectivité, Vulnérabilité

    Construire un modèle pluridisciplinaire autour de la question du devenir des casiers Girardon. (COMPLICE)

    Dans le cadre du plan Rhône, il est proposé une réhabilitation des marges alluviales comprenant le démantèlement d’une partie des aménagements Girardon. Les enjeux écologiques, géomorphologiques et socio-économiques liés à ce démantèlement sont assez contrastés. En finançant un contrat post doctoral (du 1er octobre 2015 au 31 septembre 2016), l’objectif du Labex DRIIHM est de promouvoir une étude qualitative permettant d’inventorier, d’évaluer et de hiérarchiser les gains et risques liés à une telle opération. Ce travail, réalisé par Maxine THOREL, au sein de L’IMBE (Aix-Marseille Université), s’appuiera notamment sur les résultats géomorphologiques et écologiques déjà acquis ou en cours d’acquisition. Le financement demandé dans le cadre de l’appel à projet 2016 a pour objectif de donner les moyens de travailler à Maxine THOREL. Même, si la majeure partie des données a été acquise et financée par des programmes en cours ou d’ors et déjà terminés, ce financement permettra d’organiser des réunions de travail, de compléter quelques jeux de données, en particulier météorologique, et enfin de financer un workshop qui visera à présenter et à affiner le modèle en cours de construction.

    Porteur(s)
    Evelyne Franquet
    Maxine Thorel

  • Session
    2015
    Type
    Projet OHM
    OHM concerné(s)
    OHM Vallée du Rhône
    Disciplines
    Biogéochimie, Chimie, Écologie, Sédimentologie
    Mots clés
    Polluants organiques persistants, contaminants émergents, plantes, sédiments, Rhône

    Répartition spatiale de contaminants émergents dans les sédiments et transfert potentiel dans les plantes des marges fluviatiles du Rhône

    Les sédiments sont riches en substances organiques ou inorganiques, héritées du drainage des sols du bassin versant ou piégées au sein même des cours d’eau lors de leur transit de l’amont vers l’aval. Certaines de ces substances sont naturellement introduites dans le milieu par les processus d’érosion et de biodégradation des sols. D’autres substances sont uniquement d’origine anthropique liée aux activités humaines et ont été disséminées dans l’environnement au cours du temps à partir de sources ponctuelles ou diffuses. Le projet proposé a donc pour objectif de poursuivre l’effort de caractérisation des contaminants organiques et inorganiques de ces sédiments, en couplant à la fois la connaissance des contaminants présents dans ces matrices ainsi que leurs niveaux de concentration et leur répartition dans l’espace. Nous proposons d’estimer la présence tant quantitative que qualitative de certaines molécules émergentes dans les sédiments dont les connaissances restent, à l’échelle du Rhône, très fragmentaires, voire inconnues, dont le mercure, certaines substances médicamenteuses (ethinylestradiol,…) et des retardateurs de flamme bromés que l’on retrouve dans de nombreux plastiques.

    Porteur(s)
    Jean-Philippe Bedell
    Participant(s)
    Frederic Orias
    Yves Perrodin
    Jean-Philippe Antignac

  • Session
    2015
    Type
    Projet OHM
    OHM concerné(s)
    OHM Vallée du Rhône
    Disciplines
    Géographie, Sociologie
    Mots clés
    Développement durable, politiques publiques, transversalité, intégration, acteurs

    Regards sur le Plan Rhône : de l’intérieur vers l’extérieur d’une politique de développement durable (INTEREX-RHONE)

    Le Plan Rhône, signé en 2007 notamment en réponse aux inondations catastrophiques de 2003, se présente comme une politique de développement durable faisant du fleuve «un trait d’union entre ses habitants et ses territoires». Six volets structurent les actions entre les inondations, la culture et le patrimoine, la qualité des eaux, la ressource et la biodiversité, l’énergie, le transport fluvial et le tourisme financés pour un montant estimé à 600 millions d’euros sur la période de 2007 à 2013. A l’orée du deuxième Plan Rhône qui couvrira la période de 2014 à 2020, notre recherche se propose de questionner la notion de « développement durable » à l’œuvre dans le Plan Rhône. Ce dernier a-t-il effectivement permis de dépasser les politiques sectorielles qui présidaient jusqu’alors autour du fleuve, entre la production d’énergie et la gestion des inondations par exemple ? Peut-il être considéré comme une rupture, au sens où l’entend l’Observatoire Hommes-Milieux Vallée du Rhône, c’est-à-dire comme le passage d’une politique essentiellement aménagiste à une démarche plus intégratrice ?

    L’objectif principal de notre recherche est d’étudier le Plan Rhône dans sa dimension affichée de « développement durable ». Pour cela, nous proposons d’analyser « l’intérieur » et « l’extérieur » du Plan Rhône, dans une même perspective en analysant d’une part, l’élaboration et la conduite du Plan Rhône et d’autre part, comment les actions réalisées en son nom ont été diffusées et médiatisées. Notre hypothèse est de montrer les décalages entre l’engagement des acteurs dans cette politique et ce que les médias locaux en ont donné à voir et à en prendre connaissance. En effet, notre démarche est d’étudier l’action publique «in vivo», en interrogeant les personnes sur leur engagement passé ou présent dans le Plan Rhône. Nous nous intéressons à la manière dont les acteurs en parlent dans l’exercice de leurs fonctions : ce qui les a motivés, ce qui leur a demandés le plus de temps, ce qu’ils pensent avoir «réussi» ou «raté», ce qui a été finalement financé et réalisé. En quoi la référence au développement durable a-t-elle modifié leurs manières de faire au sein de leur structure et entre les différents partenaires ? L’expérience professionnelle d’une mise en œuvre «durable» d’une politique est-elle particulière ou était-elle déjà acquise sur le fleuve Rhône ?

    Porteur(s)
    Carole Barthélémy
    Participant(s)
    Emeline Comby