Cadrage : La baignade en eau libre suscite un regain d’intérêt, chez les décideurs, gestionnaires et chercheurs et la population. Pourtant, cette pratique soulève des questions peu traitées en écologie et en SHS, relatives aux impacts de la baignade sur la qualité écologique et sanitaire de l’eau, et aux risques sanitaires encourus par les baigneurs.
Objectifs : Ce travail interdisciplinaire vise à créer deux dispositifs de science participative pour caractériser la fréquentation des sites de baignade et mesurer la turbidité de l’eau (comme indicatrice de la qualité de l’eau et de la fréquentation). Ce projet vise à sensibiliser et interroger les représentations des usagers sur la qualité écologique et sanitaire de l’eau.
Méthodologie : Le projet sera mené avec un.e étudiant.e de master (stage) qui développera un dispositif et une interface numérique accessible via QR code, permettant aux usagers de transmettre des informations sur la fréquentation et les pratiques. Le projet inclut aussi le développement de dispositifs permettant aux usagers de mesurer la turbidité de l’eau pour comparer ces données aux mesures de capteurs financés par le projet.
Résultats attendus : Le projet aboutira à la création de dispositifs réplicables pour caractériser la baignade en eau libre. Les résultats devraient permettre de combler le manque d’information sur l’évolution spatio-temporelle des pratiques de baignade. On s’attend à une préférence des
baigneurs pour les zones de faible profondeur plutôt que la nage. L’hypothèse est également que les baigneurs perçoivent davantage la couleur de l’eau comme indicateur de sa qualité sanitaire plutôt qu’écologique.
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